
Baromètre immobilier France – Août 2026
Les transactions reviennent, les prix résistent et le marché immobilier français change de visage
Observatoire National de l’Immobilier by lesiteimmo.com
Sommaire
- Les transactions reviennent, les prix résistent et le marché immobilier français change de visage
- Le marché immobilier retrouve-t-il enfin une activité normale ?
- Les prix immobiliers repartent-ils à la hausse ?
- Le tableau de bord immobilier d’août 2026
- Les appartements prennent-ils l’avantage sur les maisons ?
- Les prix immobiliers région par région en août 2026
- L’Île-de-France est-elle vraiment repartie ?
- Bretagne, façade atlantique et Méditerranée restent-elles attractives ?
- Le classement des grandes villes change-t-il ?
- Les taux de crédit immobilier restent-ils favorables en août 2026 ?
- Pourquoi les villes moyennes ne progressent-elles plus toutes de la même façon ?
- Le DPE crée-t-il désormais deux marchés ?
- Le marché du neuf peut-il soutenir la reprise ?
- Les acheteurs français changent-ils réellement de comportement ?
- Acheter en août 2026 est-il une bonne idée ?
- Comment négocier sans perdre le bien ?
- Les vendeurs peuvent-ils retrouver de la sérénité ?
- Que faut-il attendre de la rentrée de septembre ?
- L’avis de l’expert lesiteimmo.com
- Conclusion
- FAQ – Baromètre immobilier France août 2026
Le marché immobilier français aborde la fin de l’été 2026 dans une situation qui aurait semblé presque improbable deux ans auparavant. L’activité remonte, les prix cessent globalement de reculer et les acheteurs reviennent progressivement sur le terrain. Pourtant, aucune nouvelle flambée immobilière ne se dessine. Le marché retrouve plutôt un fonctionnement plus équilibré, plus sélectif et beaucoup plus attentif à la qualité réelle des logements.
Les derniers chiffres disponibles confirment ce changement d’ambiance. Le nombre de transactions de logements anciens atteint 949 000 ventes sur douze mois à fin mai 2026, soit une progression de 5,7 % sur un an. L’amélioration est réelle, même si son rythme ralentit après le fort rebond observé au début de l’année.
Dans le même temps, les prix restent quasiment stables. Au premier trimestre 2026, les prix des logements anciens progressent très légèrement. Les appartements résistent mieux que les maisons, tandis que l’Île-de-France montre des signes de reprise après plusieurs années particulièrement difficiles.
Cette combinaison dessine un marché assez particulier. Les transactions reprennent sans entraîner une nouvelle envolée des prix. Pour les ménages, cette situation offre davantage de choix et de temps pour décider. Pour les vendeurs, elle impose en revanche davantage de réalisme.
L’immobilier français ne revient pas en arrière. Il invente progressivement un nouvel équilibre.
Le marché immobilier retrouve-t-il enfin une activité normale ?
La reprise des transactions constitue le premier grand enseignement de ce baromètre d’août.
Avec 949 000 ventes enregistrées sur douze mois à fin mai, l’activité immobilière retrouve des niveaux qui paraissent beaucoup plus compatibles avec le fonctionnement normal du marché français.
Il faut toutefois regarder la dynamique avec précision. La progression annuelle des transactions atteint encore 11,4 % à fin février 2026. Elle ralentit ensuite à 7,9 % à fin mars, puis à 5,3 % à fin avril avant de se situer à 5,7 % à fin mai.
Le redémarrage se poursuit donc, mais il ralentit. Cette évolution ne signifie pas que les acheteurs se retirent de nouveau. Elle traduit plutôt une normalisation après une période de rattrapage. Une partie des projets qui restaient bloqués pendant la crise du financement trouve désormais une issue. Les déménagements professionnels, les séparations, les agrandissements familiaux, les départs à la retraite et les changements de région recommencent à produire des transactions.
L’immobilier retrouve finalement sa fonction première. Il accompagne les projets de vie.
Les prix immobiliers repartent-ils à la hausse ?
La réponse doit rester nuancée. Au premier trimestre 2026, les prix des logements anciens progressent de 0,2 % par rapport au trimestre précédent. Sur un an, la variation reste proche de zéro.
Cette stabilité constitue un changement important après plusieurs années beaucoup plus mouvementées. Les appartements anciens montrent davantage de résistance. Leur prix progresse de 0,6 % sur un an, tandis que celui des maisons recule légèrement de 0,2 %.
Les avant-contrats étudiés par les Notaires de France suggèrent néanmoins qu’une petite correction peut encore apparaître à la fin du mois de juillet. Les projections font ressortir environ -0,6 % sur un an pour l’ensemble des logements anciens, avec une baisse plus marquée pour les maisons, autour de -0,9 %, contre environ -0,3 % pour les appartements.
Ces chiffres ne traduisent pas une nouvelle crise. Ils montrent plutôt un marché quasiment horizontal dans lequel les fortes variations nationales disparaissent au profit de mouvements très locaux.
Le tableau de bord immobilier d’août 2026
| Indicateur | Dernière valeur disponible | Tendance |
|---|---|---|
| Transactions de logements anciens sur 12 mois | 949 000 | Reprise |
| Évolution annuelle des transactions | +5,7 % | Positive |
| Prix des logements anciens sur un trimestre | +0,2 % | Stable à légère hausse |
| Prix des appartements anciens sur un an | +0,6 % | Résistance |
| Prix des maisons anciennes sur un an | -0,2 % | Légère correction |
| Prix anciens en Île-de-France sur un an | +0,6 % | Reprise modérée |
| Prix anciens en province sur un an | 0 % | Stabilité |
| Projection anciens à fin juillet | environ -0,6 % | Quasi-stabilité |
| Autorisations de logements en mai | 34 832 | Fort rebond mensuel |
| Mises en chantier estimées en mai | 27 115 | Légère progression |
Ce tableau résume assez bien la situation. L’activité progresse davantage que les prix. Pour le marché résidentiel, cette configuration représente probablement l’un des scénarios les plus favorables à une normalisation durable.
Les appartements prennent-ils l’avantage sur les maisons ?
La différence entre les deux types de biens devient l’un des phénomènes à surveiller. Au quatrième trimestre 2025, les appartements anciens progressent encore de 1,4 % sur un an et les maisons de 0,7 %. Au premier trimestre 2026, l’évolution ralentit fortement. Les appartements conservent néanmoins une progression de 0,6 %, tandis que les maisons passent légèrement en territoire négatif avec -0,2 %.
Cette évolution ne signifie pas que les Français renoncent à la maison. Elle reflète plutôt un changement de raisonnement. Une maison impose souvent davantage de dépenses d’entretien. Le chauffage, la toiture, l’isolation, le terrain, les déplacements automobiles ou encore l’assainissement entrent désormais beaucoup plus précisément dans le calcul du budget.
La maison reste très recherchée lorsqu’elle se situe dans un secteur attractif et qu’elle ne nécessite pas de travaux lourds. En revanche, un bien énergivore éloigné des services peut subir une négociation beaucoup plus importante.
L’appartement profite de son côté du retour progressif des acquéreurs dans les secteurs urbains, notamment lorsque le logement bénéficie d’un extérieur, d’un bon DPE et d’une copropriété bien entretenue.

Les prix immobiliers région par région en août 2026
Les moyennes nationales ne suffisent plus à comprendre l’immobilier français. L’écart entre les territoires devient considérable.
Les estimations disponibles au 1er août 2026 donnent une photographie précise des ordres de grandeur régionaux. Elles sont exprimées en prix net vendeur et doivent être lues comme des estimations de marché, distinctes des indices officiels Notaires-Insee.
| Région | Appartement | Maison | Tendance du marché |
|---|---|---|---|
| Île-de-France | 6 348 €/m² | 3 512 €/m² | Prix élevés |
| Provence-Alpes-Côte d’Azur | 4 176 €/m² | 4 210 €/m² | Marché très recherché |
| Corse | 4 000 €/m² | 3 655 €/m² | Forte attractivité |
| Auvergne-Rhône-Alpes | 3 314 €/m² | 2 756 €/m² | Marché contrasté |
| Bretagne | 3 263 €/m² | 2 802 €/m² | Bonne résistance |
| Nouvelle-Aquitaine | 3 114 €/m² | 2 565 €/m² | Littoral dynamique |
| Pays de la Loire | 3 054 €/m² | 2 531 €/m² | Marché équilibré |
| Occitanie | 2 812 €/m² | 2 480 €/m² | Demande soutenue |
| Normandie | 2 460 €/m² | 2 141 €/m² | Marché contrasté |
| Hauts-de-France | 2 449 €/m² | 1 855 €/m² | Encore accessible |
| Grand Est | 2 154 €/m² | 1 922 €/m² | Prix contenus |
| Centre-Val de Loire | 2 095 €/m² | 1 761 €/m² | Marché accessible |
| Bourgogne-Franche-Comté | 1 901 €/m² | 1 590 €/m² | Prix modérés |
Prix moyens indicatifs au m² en août 2026. Les valeurs peuvent varier fortement selon le département, la commune, le quartier, l’état du logement et sa performance énergétique.
Ces chiffres montrent immédiatement à quel point le terme de « prix immobilier français » doit être manié avec précaution.
Un appartement francilien coûte en moyenne plus de trois fois le prix observé en Bourgogne-Franche-Comté. Pour les maisons, Provence-Alpes-Côte d’Azur affiche des niveaux plus de deux fois supérieurs à ceux du Centre-Val de Loire ou du Grand Est.
Cette fracture ne correspond pas seulement à une différence de revenus. Elle traduit aussi la rareté du foncier, la tension démographique, la proximité du littoral, le dynamisme économique et la pression touristique.
L’Île-de-France est-elle vraiment repartie ?
La région parisienne offre l’un des retournements les plus intéressants de 2026. Au premier trimestre, les prix de l’ancien progressent de 0,6 % sur un an pour le troisième trimestre consécutif. La hausse atteint 1 % pour les appartements. Paris suit le même mouvement avec une progression annuelle de 1 % des appartements anciens sur la période mesurée.
Le marché francilien n’entre pas pour autant dans une nouvelle phase d’envolée. Entre mars et mai 2026, environ 29 370 ventes de logements anciens sont enregistrées en Île-de-France. Ce volume est quasiment identique à celui observé un an auparavant. Les ventes d’appartements reculent légèrement tandis que celles des maisons progressent.
La région retrouve donc davantage de stabilité qu’une véritable euphorie. Cette distinction est importante pour un acquéreur. Le scénario d’une baisse automatique et continue des prix franciliens devient moins évident.
Bretagne, façade atlantique et Méditerranée restent-elles attractives ?
La Bretagne conserve des niveaux solides avec environ 3 263 €/m² pour les appartements et 2 802 €/m² pour les maisons.
L’attractivité ne repose plus uniquement sur Rennes. Le littoral, le Morbihan et plusieurs bassins d’emploi continuent d’attirer des ménages qui recherchent un meilleur équilibre entre logement, environnement et accès aux services.
La Nouvelle-Aquitaine reste également très contrastée. Bordeaux n’impose plus à elle seule la tendance régionale. La façade atlantique, le Pays basque et les secteurs littoraux influencent fortement les prix.
En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la rareté du foncier et l’attractivité résidentielle maintiennent des valeurs très élevées. Le prix moyen estimé des maisons dépasse même légèrement celui des appartements à l’échelle régionale.
Ces territoires montrent que la correction nationale des dernières années ne produit pas les mêmes effets partout.
Le classement des grandes villes change-t-il ?
La comparaison des principales villes françaises révèle des écarts encore plus impressionnants.
| Ville | Appartement | Maison | Tendance |
|---|---|---|---|
| Paris | 9 657 €/m² | 10 088 €/m² | Stable |
| Nice | 5 206 €/m² | 6 453 €/m² | Hausse |
| Lyon | 4 687 €/m² | 5 800 €/m² | Stable |
| Bordeaux | 4 375 €/m² | 4 943 €/m² | À surveiller |
| Rennes | 4 069 €/m² | 5 141 €/m² | Hausse |
| Strasbourg | 3 726 €/m² | 3 604 €/m² | Stable |
| Marseille | 3 620 €/m² | 4 946 €/m² | Hausse |
| Toulouse | 3 561 €/m² | 4 066 €/m² | Hausse |
| Montpellier | 3 428 €/m² | 3 955 €/m² | Hausse |
| Nantes | 3 409 €/m² | 4 499 €/m² | Stable |
| Lille | 3 374 €/m² | 3 540 €/m² | Stable |
| Caen | 3 149 €/m² | 3 720 €/m² | Hausse |
| Orléans | 2 601 €/m² | 2 851 €/m² | Stable |
| Amiens | 2 599 €/m² | 2 244 €/m² | Stable |
| Rouen | 2 549 €/m² | 2 902 €/m² | Stable |
| Besançon | 2 485 €/m² | 2 649 €/m² | Stable |
| Metz | 2 378 €/m² | 2 581 €/m² | À surveiller |
| Nancy | 2 332 €/m² | 2 908 €/m² | Stable |
| Poitiers | 2 239 €/m² | 2 054 €/m² | Hausse |
| Le Havre | 1 899 €/m² | 2 358 €/m² | Stable |
| Perpignan | 1 813 €/m² | 2 116 €/m² | Hausse |
| Limoges | 1 579 €/m² | 1 953 €/m² | Stable |
| Saint-Étienne | 1 244 €/m² | 2 088 €/m² | À surveiller |
Prix moyens indicatifs au m² en août 2026. Les valeurs peuvent varier sensiblement selon le quartier, la typologie du logement, son état, sa performance énergétique et ses prestations. Les tendances traduisent l’orientation générale du marché local et non l’évolution de chaque bien.
Paris reste évidemment hors catégorie. Mais le tableau montre surtout l’importance du type de bien.
À Lyon, une maison coûte en moyenne nettement plus cher au mètre carré qu’un appartement. Le même phénomène apparaît à Marseille, Nantes, Rennes ou Nice. La rareté du foncier individuel en environnement métropolitain crée une prime importante. Dans d’autres villes, cette différence devient beaucoup plus faible. Pour un acquéreur, comparer uniquement les villes ne suffit donc plus. Il faut comparer les types de logements à l’intérieur de chaque marché.
Les taux de crédit immobilier restent-ils favorables en août 2026 ?
Le financement continue de jouer un rôle central dans la reprise du marché immobilier. En août 2026, les taux restent globalement stables et offrent davantage de visibilité aux ménages qui souhaitent concrétiser un achat avant la rentrée. Les banques conservent une politique commerciale active et continuent de rechercher de nouveaux clients, ce qui maintient une certaine concurrence entre les établissements.
Les chiffres publiés par CAFPI montrent des taux moyens obtenus de 3,16 % sur 15 ans, 3,31 % sur 20 ans et 3,43 % sur 25 ans. Les meilleurs dossiers peuvent encore obtenir des conditions sensiblement plus avantageuses, avec environ 2,98 % sur 15 ans, 3,10 % sur 20 ans et 3,20 % sur 25 ans. Ces taux sont exprimés hors assurance et varient naturellement selon le profil de l’emprunteur, son apport, ses revenus et la qualité globale de son dossier.

Cette stabilité représente un point positif pour le marché immobilier. Elle ne redonne évidemment pas aux ménages le pouvoir d’achat des années où les taux se situaient autour de 1 %, mais elle réduit considérablement l’incertitude qui pesait sur les projets d’acquisition.
À titre d’exemple, un crédit de 250 000 euros sur vingt ans à 3,31 % représente une mensualité proche de 1 500 euros, assurance comprise dans la simulation publiée par CAFPI. L’effet du taux reste donc considérable sur le budget global et justifie de comparer plusieurs établissements avant de signer une offre de prêt.
Le contexte reste néanmoins à surveiller à l’approche de la rentrée. Les banques conservent actuellement des conditions attractives, mais l’évolution des taux obligataires et de la politique monétaire peut encore modifier les barèmes dans les prochains mois.
Pour l’acquéreur, le message reste simple. Il ne faut plus attendre nécessairement une forte baisse des taux pour démarrer son projet. La priorité consiste davantage à obtenir un financement soutenable et à conserver une marge de sécurité dans son budget.
Pour une analyse beaucoup plus détaillée des conditions bancaires, des durées de financement et du pouvoir d’achat immobilier, retrouvez également notre Baromètre du crédit immobilier d’août 2026.
Pourquoi les villes moyennes ne progressent-elles plus toutes de la même façon ?
La recherche d’espace qui suit la crise sanitaire donne pendant plusieurs années un avantage presque automatique aux villes moyennes. En 2026, cette période semble terminée.
Les acheteurs deviennent plus exigeants sur la réalité économique du territoire. L’emploi, les transports, les établissements scolaires, les services de santé, les commerces et la connexion aux grandes métropoles reprennent une importance considérable. Une ville simplement moins chère n’est donc plus automatiquement attractive.
La véritable question devient celle de sa capacité à conserver des habitants et à attirer de nouveaux ménages dans la durée. Pour un investisseur, ce changement est essentiel. Une faible valeur d’achat ne garantit pas une bonne opération si la demande locative ou la liquidité à la revente restent faibles.
Le DPE crée-t-il désormais deux marchés ?
La performance énergétique prend une place de plus en plus importante dans le prix réel d’un logement. Un appartement correctement isolé avec un système de chauffage performant réduit l’incertitude financière pour l’acquéreur. À l’inverse, un logement énergivore oblige à ajouter au prix d’achat une enveloppe de rénovation parfois importante. Le raisonnement change donc.
Une passoire énergétique n’est pas nécessairement une mauvaise acquisition. Elle peut même représenter une opportunité si la négociation absorbe réellement le coût des travaux. Mais l’acheteur doit disposer de devis réalistes. Une décote de 20 000 euros n’a que peu d’intérêt lorsque le chantier nécessaire en représente 50 000. La performance énergétique devient ainsi une composante directe de la valeur immobilière.
Le marché du neuf peut-il soutenir la reprise ?
Le neuf reste l’un des points les plus fragiles. Les autorisations de logements rebondissent fortement en mai 2026 pour atteindre 34 832 unités, soit une hausse mensuelle de 23,7 % après un mois d’avril très difficile.
Les mises en chantier atteignent environ 27 115 logements et progressent légèrement sur un mois.
Ces chiffres doivent cependant être interprétés avec prudence. Les variations mensuelles restent extrêmement fortes et la commercialisation des programmes neufs continue de subir les conséquences des difficultés traversées ces dernières années.
Au premier trimestre 2026, les réservations réalisées par les particuliers augmentent de 4 % par rapport au trimestre précédent. Dans le même temps, les logements mis en vente reculent de 12,7 %.
Cette contraction de l’offre nouvelle constitue un sujet majeur pour les prochaines années. Un marché de l’ancien qui se rétablit sans production neuve suffisante risque à terme de rencontrer de nouvelles tensions dans les territoires où la demande augmente.
Les acheteurs français changent-ils réellement de comportement ?
Le changement devient visible dans les visites. L’acquéreur de 2026 regarde beaucoup plus loin que le prix au mètre carré. Il s’intéresse au DPE, aux dépenses énergétiques, aux procès-verbaux de copropriété, aux charges, aux travaux votés, aux transports et à la possibilité de revendre correctement son logement dans plusieurs années.
Cette prudence ralentit parfois la décision. Elle produit aussi des achats plus rationnels. Le marché actuel récompense moins la précipitation. Les logements très qualitatifs peuvent encore se vendre rapidement, mais les acheteurs disposent généralement de davantage de temps qu’au cœur des années d’euphorie.
Acheter en août 2026 est-il une bonne idée ?
Il n’existe évidemment pas de réponse valable partout. Les chiffres nationaux permettent néanmoins d’écarter une idée. Rien ne montre actuellement une chute généralisée et rapide des prix immobiliers français.
Le marché se situe plutôt autour de la stabilité. Pour un ménage qui dispose d’un financement soutenable, trouve un logement adapté à ses besoins et envisage de le conserver plusieurs années, attendre uniquement une baisse importante des prix peut donc devenir une stratégie incertaine.
Le contexte actuel possède même plusieurs avantages. L’acquéreur peut prendre davantage de temps. Il peut comparer. L’acheteur peut négocier un bien lorsque son prix ne correspond pas à son état. Il peut surtout refuser plus facilement un logement qui ne correspond pas réellement à ses besoins. Le meilleur moment pour acheter ne dépend finalement pas d’un indice national. Il dépend de la solidité du projet.
Comment négocier sans perdre le bien ?
La négociation redevient normale, mais elle doit être argumentée. Une offre inférieure au prix demandé peut parfaitement se justifier lorsqu’un logement nécessite des travaux, reste longtemps sur le marché ou présente un niveau de prix supérieur aux transactions comparables.
Une négociation automatique n’a en revanche aucun sens. Lorsqu’un bien rare arrive au bon prix dans un quartier très recherché, vouloir absolument obtenir une remise peut conduire à perdre l’acquisition.
En 2026, une bonne négociation repose moins sur un pourcentage décidé à l’avance que sur la connaissance réelle du logement.
Un devis, une dépense énergétique importante, des travaux de copropriété ou des références de ventes comparables constituent des arguments beaucoup plus solides.
Les vendeurs peuvent-ils retrouver de la sérénité ?
Le retour des transactions constitue une bonne nouvelle pour les propriétaires. Mais le marché reste sans indulgence envers la surestimation. Un logement positionné trop haut dès sa mise en vente risque de perdre les premières semaines, souvent les plus importantes pour attirer les acquéreurs réellement actifs.
Après plusieurs mois, les baisses successives peuvent donner l’impression qu’un problème existe sur le bien. L’estimation initiale devient donc essentielle.
Vendre correctement en 2026 signifie accepter que la valeur d’un logement soit déterminée par le marché local au moment de la vente et non par le prix obtenu par un voisin trois ans auparavant.
Les propriétaires qui comprennent ce changement retrouvent davantage de fluidité.
Que faut-il attendre de la rentrée de septembre ?
La rentrée devient le prochain véritable test. Le nombre de transactions s’améliore, les prix se stabilisent et les acquéreurs semblent davantage présents. La reprise n’est pas assez puissante pour provoquer une forte pression nationale sur les prix.
Septembre permettra de savoir si le marché poursuit sa normalisation ou s’il entre dans une phase plus attentiste. L’évolution des grandes métropoles sera particulièrement intéressante. Paris et l’Île-de-France semblent retrouver un plancher après plusieurs années de correction. Les marchés littoraux continuent de résister. Les maisons montrent en revanche davantage de fragilité que les appartements dans les indices nationaux.
La rentrée devrait également accentuer la différence entre les logements immédiatement habitables et les biens nécessitant des rénovations lourdes.
L’avis de l’expert lesiteimmo.com
Le marché immobilier français d’août 2026 envoie un signal plutôt rassurant. Les transactions progressent, les prix restent globalement stables et les acquéreurs retrouvent progressivement davantage de marge de décision.
Cette évolution ne signifie pas que l’immobilier repart comme lors des années de forte hausse. Le marché devient au contraire plus sélectif. Les logements bien situés, correctement estimés et performants sur le plan énergétique concentrent l’essentiel de la demande, tandis que les biens nécessitant des travaux importants doivent davantage ajuster leur prix.
La principale transformation réside probablement dans le comportement des acheteurs. Ils comparent davantage, analysent les charges, le DPE, les travaux futurs et la qualité de l’environnement avant de se décider. Cette prudence crée un marché plus sain, dans lequel la qualité réelle d’un logement reprend une place centrale.
Pour les particuliers, la bonne stratégie reste donc la même : préparer son projet avec précision, raisonner à l’échelle locale et ne jamais se laisser guider uniquement par une tendance nationale.
Conclusion
Le baromètre immobilier d’août 2026 confirme une transformation profonde du marché français. Les transactions progressent. Les prix se stabilisent. Les appartements résistent mieux que les maisons et l’Île-de-France retrouve un peu de dynamisme après plusieurs années de correction.
Mais la véritable information se trouve ailleurs. La moyenne nationale perd progressivement de son importance face aux différences territoriales. La Bretagne ne ressemble pas à l’Île-de-France. Provence-Alpes-Côte d’Azur ne suit pas la même logique que le Centre-Val de Loire. À l’intérieur même des métropoles, une maison et un appartement peuvent connaître des trajectoires totalement différentes.
Le DPE, les travaux, la proximité des services, l’emploi et la qualité de vie entrent directement dans la construction de la valeur. Le marché immobilier français ne repart donc pas comme avant. Il entre dans un nouveau cycle. Un cycle plus sélectif, plus local et davantage guidé par la qualité réelle des logements.
Pour les particuliers, le meilleur réflexe consiste désormais à ne pas chercher à deviner le prochain mouvement national des prix, mais à comprendre précisément le marché dans lequel leur projet se construit. C’est cette connaissance locale qui permet aujourd’hui d’acheter, de vendre et d’investir avec davantage de sérénité.
FAQ – Baromètre immobilier France août 2026
Le marché immobilier repart-il en août 2026 ?
Le nombre de transactions progresse de nouveau, tandis que les prix restent globalement stables. Le marché retrouve donc de la fluidité sans connaître de nouvelle flambée des prix.
Les prix immobiliers vont-ils encore baisser ?
Les dernières données montrent surtout une stabilisation nationale. Certaines villes ou certains types de biens peuvent encore corriger, tandis que les secteurs les plus attractifs résistent mieux.
Les appartements résistent-ils mieux que les maisons ?
Oui. Les dernières données disponibles montrent une meilleure résistance des appartements anciens, alors que les maisons enregistrent une légère correction sur un an.
Quelles régions restent les plus chères ?
L’Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Corse figurent parmi les marchés les plus coûteux. Les écarts restent néanmoins très importants selon les communes et le type de logement.
Est-ce le bon moment pour acheter en août 2026 ?
Le contexte offre davantage de temps pour comparer et négocier. Un achat reste pertinent lorsque le financement est soutenable, le prix cohérent et le bien adapté au projet sur plusieurs années.
Le DPE influence-t-il réellement le prix d’un logement ?
Oui. Les acquéreurs intègrent désormais plus facilement le coût des rénovations énergétiques dans leur offre. Les logements performants bénéficient d’un avantage croissant.
Quels sont les taux de crédit immobilier en août 2026 ?
Les taux restent relativement stables. Ils se situent autour de 3,16 % sur 15 ans, 3,31 % sur 20 ans et 3,43 % sur 25 ans selon les dossiers financés observés.
Que peut-on attendre de la rentrée immobilière 2026 ?
Septembre devrait confirmer si la reprise des transactions se poursuit. Les écarts entre territoires et entre logements rénovés et énergivores devraient rester très marqués.
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