
Pourquoi l’Est lyonnais gagne-t-il encore des habitants ?
Est lyonnais attractivité immobilière – Depuis plusieurs années, l’Est de la métropole lyonnaise affiche une dynamique démographique solide. Entre 2015 et 2021, certaines communes de l’Est ont enregistré une hausse de population comprise entre +1 % et +2 % par an. Là où Lyon intra-muros marque le pas. Saint-Priest dépasse aujourd’hui les 48 000 habitants. Vaulx-en-Velin s’approche des 52 000 habitants. Feyzin, plus confidentielle, franchit le cap des 10 000 habitants, avec une progression régulière.
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Cette croissance n’a rien d’un effet de mode. Elle s’inscrit dans un mouvement de fond : celui de ménages qui cherchent à rester proches de Lyon sans en subir les contraintes financières et la densité croissante.
Les prix de l’immobilier expliquent-ils cet engouement ?
Clairement, oui. L’Est lyonnais reste l’un des derniers territoires de la métropole où les prix restent contenus. En 2025, le prix moyen au mètre carré s’établit autour de 3 200 € à Saint-Priest, 2 900 € à Vaulx-en-Velin et 2 700 € à Feyzin, contre 5 500 € à 6 000 € dans plusieurs arrondissements lyonnais.
Pour un primo-accédant ou une famille, l’écart est décisif. À budget équivalent, l’Est permet souvent de viser une surface plus confortable, un extérieur ou un logement récent, sans s’éloigner excessivement des bassins d’emploi.
L’Est lyonnais mieux équipé qu’avant ?
C’est l’un des changements les plus visibles. Les investissements publics ont profondément modifié le quotidien des habitants. Transports en commun renforcés, équipements sportifs rénovés. Nouveaux groupes scolaires, commerces de proximité structurent ces communes.
Vaulx-en-Velin bénéficie pleinement du développement du secteur Carré de Soie, devenu un pôle économique et culturel majeur de la métropole. Saint-Priest, de son côté, mise sur la complémentarité entre zones résidentielles et zones d’activité, avec plus de 30 000 emplois sur son territoire. Feyzin, joue la carte d’un développement plus mesuré, privilégiant la qualité de vie et les espaces verts.
Qui sont les nouveaux habitants de l’Est de Lyon ?
Le profil des nouveaux arrivants est diverse, certaines tendances se dégagent. Les jeunes actifs et les familles avec enfants représentent une part importante des nouveaux habitants. Beaucoup viennent de Lyon ou de la première couronne, parfois contraints de s’éloigner pour concrétiser un projet immobilier.
On observe une hausse des investisseurs locatifs. Ils bénéficient de rendements bruts pouvant atteindre 4,5 à 5 %. Ceci sur les petites surfaces proches des transports et des pôles universitaires.
Une croissance maîtrisée sur le long terme ?
C’est l’un des enjeux majeurs pour les collectivités locales. L’objectif n’est plus de construire plus, c’est de construire mieux. Les projets récents intègrent systématiquement des équipements publics, des espaces verts et une réflexion sur les mobilités douces.
Cette stratégie contribue à un sentiment largement partagé par les habitants : celui de vivre dans des communes qui évoluent sans perdre leur équilibre. Un sentiment que beaucoup résument simplement par cette phrase : « ici, on est bien gâtés ».
Conclusion : l’Est lyonnais, un choix par défaut… ou par conviction ?
Longtemps une alternative contrainte à Lyon, l’Est lyonnais s’impose aujourd’hui comme un choix assumé. Prix plus accessibles, cadre de vie en amélioration constante, services présents et projets structurants expliquent pourquoi Saint-Priest, Vaulx-en-Velin et Feyzin continuent d’attirer.
Plus qu’un simple réservoir de logements, l’Est de la métropole devient un territoire de vie à part entière. Et au vu des tendances actuelles, cette dynamique n’est clairement pas près de s’essouffler.
