
Loyers 2025 : jusqu’où vont-ils monter et quelles villes résistent encore ?
Pourquoi les loyers deviennent-ils un sujet brûlant en décembre 2025 ?
Depuis trois ans, le marché locatif est pris dans un étau inédit.
Les interdictions progressives de location des passoires thermiques ont retiré plusieurs dizaines de milliers de logements du marché, les investisseurs se sont retirés ou ont réorienté leurs stratégies, et la demande, portée par les étudiants, les actifs et les nouveaux télétravailleurs, n’a cessé d’augmenter.
Résultat : dans la majorité des grandes villes, trouver un logement relève de la course contre la montre.
Sommaire
- Pourquoi les loyers deviennent-ils un sujet brûlant en décembre 2025 ?
- Les loyers augmentent-ils partout au même rythme en 2025 ?
- Quelles villes connaissent les plus fortes hausses en 2025 ?
- Certaines villes résistent-elles à la hausse des loyers ?
- Les futures interdictions de location accentuent-elles la hausse ?
- Les petites villes et villes moyennes deviennent-elles l’alternative ?
- Conclusion : les loyers montent, mais la France avance à plusieurs vitesses
Les moteurs de recherche enregistrent depuis l’automne une explosion des requêtes autour de “loyers 2025”, “hausse des loyers France”, “villes où les loyers baissent”.
La question n’est plus seulement de savoir si les loyers montent, mais jusqu’où et où les ménages peuvent encore respirer.
Les loyers augmentent-ils partout au même rythme en 2025 ?
Non, et c’est justement ce qui surprend les observateurs du marché.
Au niveau national, la hausse moyenne des loyers s’établit autour de +3,1 %, soit légèrement supérieure à celle de 2024.
Mais cette moyenne masque un contraste saisissant : certaines villes flambent, d’autres se stabilisent, quelques rares villes reculent.
Les tensions les plus fortes se situent dans les métropoles dynamiques, les littoraux prisés et les villes étudiantes.
Paris connaît une hausse modérée, autour de +1,7 %, limitée par l’encadrement des loyers et un léger rééquilibrage de la demande.
En revanche, Bordeaux (+4,5 %), Rennes (+5,2 %), Montpellier (+4,8 %) et Nice (+4,1 %) voient leurs loyers poursuivre leur ascension.
La hausse n’est plus seulement liée à la demande, mais aussi à la raréfaction du parc.
Quelles villes connaissent les plus fortes hausses en 2025 ?
Les villes les plus touchées partagent trois caractéristiques : un marché très tendu, un afflux de nouveaux résidents et une pénurie de logements énergétiquement conformes.
Selon les observatoires locaux et les données issues des syndicats de propriétaires, cinq villes dépassent les +5 % de hausse annuelle à Rennes, Annecy, Montpellier, Angers et Bayonne.
La progression du loyer moyen y s’explique autant par la hausse de la demande que par l’insuffisance de l’offre neuve, un phénomène accentué par la crise du BTP et le recul de la construction depuis 2022.
Ces villes deviennent symboliques d’un marché où l’équilibre s’est perdu : trop peu de logements, trop de candidats.
Certaines villes résistent-elles à la hausse des loyers ?
Oui, et ce sont souvent celles où les prix étaient déjà élevés ou où la construction a soutenu l’offre.
Lyon par exemple marque une pause, avec une hausse limitée à +1,2 %.
Strasbourg stabilise son marché autour de +0,8 % grâce à une politique de construction plus favorable.
Reims, Dijon et Clermont-Ferrand affichent même des hausses inférieures à 1,5 %.
Mais la surprise vient de Lille, qui malgré une forte demande étudiante, voit son loyer moyen progresser seulement de +1,4 %, notamment grâce à un marché locatif qui s’est légèrement rééquilibré avec de nouveaux programmes livrés en 2024–2025.
Cette résistance prouve qu’un marché peut se détendre sans baisser, tant que l’offre suit.
Les futures interdictions de location accentuent-elles la hausse ?
Oui, et c’est un effet déjà mesurable.
Les logements classés G seront totalement interdits à la location à partir de 2025, et les logements F suivront en 2028.
Or, chaque année, ce sont entre 140 000 et 200 000 logements qui sortent potentiellement du marché faute de travaux.
La conséquence est simple : moins de biens disponibles, loyers en hausse dans les villes où la demande reste forte.
Les investisseurs hésitent encore à rénover, certains préfèrent vendre plutôt que de mettre leur bien aux normes, contribuant au déséquilibre.
Cette pression sur le parc locatif accentue les tensions, et les ménages trinquent.
Les petites villes et villes moyennes deviennent-elles l’alternative ?
De plus en plus, oui.
Certaines villes moyennes voient leur loyer progresser plus doucement, mais elles attirent une nouvelle vague de locataires grâce au télétravail, aux prix raisonnables et aux infrastructures en amélioration.
Des villes comme Albi, Bourges, Vannes, Pau, Laval ou Évreux offrent des loyers encore contenus, souvent autour de 10 à 12 €/m², bien loin des métropoles saturées.
Leur qualité de vie et leur accessibilité séduisent les ménages qui n’ont plus les moyens de vivre dans les grandes villes.
Cette migration interne redessine la France locative.
Conclusion : les loyers montent, mais la France avance à plusieurs vitesses
En 2025, les loyers augmentent globalement, mais chaque territoire raconte une histoire différente.
Certaines villes explosent, d’autres respirent, quelques-unes surprennent par leur stabilité.
Le marché locatif ne suit plus une logique nationale : il reflète les tensions locales, l’état du parc, l’arrivée ou la sortie de logements et les dynamiques démographiques.
Pour les ménages, la stratégie consiste à connaître les villes qui résistent, anticiper les contraintes énergétiques et se tourner vers les territoires en pleine transformation.
Le marché locatif change, mais il n’est pas condamné il se réorganise.

Vous avez un projet d'achat immobilier ?


