
Où emprunter au meilleur taux en 2026 ? Le match des régions françaises
En 2026, le marché du crédit immobilier retrouve enfin une forme de stabilité. Après les tensions de 2022-2023 et la détente progressive observée en 2024-2025, les taux se positionnent désormais sur un plateau plus lisible. Résultat : les écarts régionaux redeviennent stratégiques.
Sommaire
Car oui, selon l’endroit où vous empruntez, la différence peut représenter plusieurs milliers d’euros sur la durée totale du prêt.
Un paysage de taux stabilisé
En moyenne nationale, les barèmes bancaires en ce début 2026 s’articulent autour de :
- 2,9 % – 3,0 % sur 10 ans
- 3,1 % – 3,3 % sur 15 ans
- 3,2 % – 3,4 % sur 20 ans
- 3,3 % – 3,5 % sur 25 ans
Ces niveaux restent supérieurs à ceux de l’ère post-Covid, mais bien plus favorables que le pic de 2023. Les banques recommencent à se montrer offensives, notamment pour les profils solides. On entend les profils avec un apport conséquent, une stabilité professionnelle, une gestion bancaire irréprochable.
Mais derrière cette moyenne nationale se cache une réalité plus fine : les politiques commerciales varient fortement selon les régions.

Les régions où les taux sont les plus compétitifs
Bourgogne-Franche-Comté
Cette région figure parmi les plus compétitives du moment, avec des taux moyens autour de 3,40 % sur 20 ans. Les banques régionales y mènent une politique dynamique pour soutenir la demande locale. Pour les acquéreurs, cela peut représenter une réelle opportunité, notamment sur les marchés secondaires où les prix restent contenus.
Nouvelle-Aquitaine
Même constat ici : des barèmes proches des meilleurs standards nationaux. La concurrence bancaire, combinée à une forte attractivité résidentielle, crée un environnement favorable à la négociation. Les bons dossiers obtiennent régulièrement des décotes intéressantes.
Centre-Val de Loire et Bretagne
Ces deux territoires affichent également des conditions compétitives. Le marché y reste équilibré, avec une pression foncière moins forte que dans les grandes métropoles. Résultat : les banques maintiennent des politiques de taux stables et accessibles.
Île-de-France
Surprise pour certains : malgré un marché immobilier plus tendu, l’Île-de-France peut proposer des taux très attractifs pour les profils premium. Les établissements bancaires y cherchent activement à capter des clients à fort potentiel patrimonial, ce qui tire les meilleures offres vers le bas.
Pourquoi ces différences régionales ?
Trois facteurs expliquent ces écarts, premièrement, la concurrence bancaire locale. Plus elle est forte, plus les taux deviennent agressifs. Deuxièmement, la dynamique du marché immobilier régional. Dans les zones où la demande ralentit, les banques ajustent leurs conditions pour relancer la production de crédits. Troisièmement, le profil type des emprunteurs. Certaines régions concentrent des dossiers plus sécurisés, ce qui permet aux établissements de réduire leurs marges.

Faut-il choisir sa région en fonction du taux ?
Soyons clairs ! On n’achète pas un bien uniquement pour grappiller 0,10 %. En revanche, dans un projet déjà défini, comparer les offres régionales peut faire la différence.
Sur un crédit de 250 000 € sur 20 ans, un écart de 0,20 % peut représenter plusieurs milliers d’euros d’intérêts. À ce niveau, ce n’est plus un détail.
La stratégie gagnante en 2026 reste simple. Préparer un dossier solide, comparer au moins trois établissements et ne jamais négliger l’assurance emprunteur, souvent plus déterminante que le taux nominal lui-même.
En résumé
En 2026, le crédit immobilier ne revient pas aux records historiques, mais il redevient stratégique. Certaines régions comme la Bourgogne-Franche-Comté ou la Nouvelle-Aquitaine tirent clairement leur épingle du jeu. D’autres, comme l’Île-de-France, récompensent fortement les profils bien préparés.
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