
Investissement locatif : le gouvernement avance enfin (un peu) vers le statut fiscal du bailleur privé
Le contexte (ni flou ni abstrait)
François Bayrou, en bon capitaine d’un navire gouvernemental parfois ballotté, met l’investissement locatif dans son viseur. Officiellement, son plan : introduire dans sa déclaration de politique générale du 8 septembre 2025 une mention du fameux statut fiscal du bailleur privé, histoire de faire entrer cette promesse dans le grand bain politique .
Sommaire
2. Statut du bailleur privé : qu’est-ce que c’est ?
Présenté comme une bouffée d’air pour les propriétaires non professionnels, ce statut vise à offrir un cadre fiscal clair et avantageux aux bailleurs privés — avec, en ligne de mire, un amortissement annuel de leurs investissements locatifs :
- 5 % par an pour le neuf,
- 4 % environ pour l’ancien, sous condition d’au moins 15 % de travaux,
- Un bonus jusqu’à 1,5 % possible si les loyers sont raisonnables, pour atteindre 5,5 % maximum .
- En prime : une possibilité d’imputer jusqu’à 40 000 € de déficit foncier, contre 10 700 € actuellement .
3. Pourquoi c’est une petite révolution, mais pas encore une certitude
- Un statu quo fiscal, non merci. Ce dispositif, contrairement à la loi Pinel (qui s’est éteinte le 31 décembre 2024 ), offre une visibilité sur le long terme, tout en étant applicable au neuf comme à l’ancien, une vraie évolution.
- Un coup de boost pour les locataires… et pour toi. Réduire la base imposable signifie pouvoir proposer des loyers plus abordables tout en gardant une bonne rentabilité .
- Enjeu : vote du budget 2026. Le statut est prévu dans la loi de finances 2026, avec entrée en vigueur fin 2025 ou début 2026. Mais attention : si ce budget capote, adieu statut, et l’investissement locatif restera gelé — un vrai “bouton pause” sur le marché.
Simulation simplifiée du statut fiscal du bailleur privé
Type de bien | Prix d’achat | Amortissement annuel (en %) | Économie fiscale estimée/an* | Sur 10 ans |
---|---|---|---|---|
Maison neuve | 250 000 € | 5 % | 12 500 € | 125 000 € |
Appartement ancien + 15 % travaux | 200 000 € | 4 % | 8 000 € | 80 000 € |
Appartement ancien + loyers modérés | 200 000 € | 5,5 % | 11 000 € | 110 000 € |
*Simulation théorique basée sur les annonces de projet. Le montant réel dépendra de la loi définitive et de ta tranche fiscale.
4. Ce que ça change (ou pourrait changer)
Avantages pressentis | Impact concret |
---|---|
Amortissement fiscal sur le bien locatif | Moins de pression fiscale, plus de rentabilité |
Éligibilité à neuf et ancien | Plus de liberté dans le choix des biens |
Stabilisation fiscale | Visibilité pluriannuelle pour les investisseurs |
Réduction du déficit foncier possible jusqu’à 40 000 € | Une marge de manœuvre fiscale renforcée |
5. En résumé… sans poudre aux yeux
François Bayrou ne fait pas que parler du logement : il met le statut du bailleur privé dans la ligne de mire politique. Ce dispositif, imaginé comme un amortissement fiscal généreux (jusqu’à 5 % par an), s’annonce comme une réelle opportunité, mais tout dépendra de l’adoption de la loi de finances 2026 .
Si le texte passe, cela pourrait bien cristalliser une nouvelle ère pour l’investissement locatif privé. Sinon… on remet tout à plus tard, et le marché restera dans son éternel statu quo. Bref, c’est à suivre de près — et, comme toujours, rester prêt à dégainer le calculateur de rentabilité dès que ça bouge d’un poil.
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