Elan : Une loi qui donne de l’élan !

Par lsi le 18 juillet 2018 330 vue(s)

La loi Elan a encore fait parler d’elle le27 mai dernier et le 17 juillet dernier. Cinq corporations se sont données rendez-vous à Paris à proximité du Sénat pour une manifestation. La loi serait un « contresens de l’histoire » d’après les différents protestataires. Objectif : alerter l’opinion public sur une loi qui favoriserait les grands intervenants du secteur de la construction au détriment des PME et artisans.

Elan une loi qui bloque

Architectes, Association des paralysés de France, Droit au logement, tous étaient rassemblés pour alerter l’opinion public sur les dérives de la loi Elan. Monsieur Wirth, Vice-Président du Conseil National de l’ordre des Architectes s’insurge : « La France est un modèle en matière de commande publique, notamment grâce à la loi de 77 sur l’architecture et la loi Mop », assure-t-il. « Si nous avons fait la loi de 77, à l’époque, c’est précisément parce que nous avions constaté les dérives d’un modèle qui standardisait la construction. Et nous en payons toujours les pots cassés aujourd’hui. La loi de 77 n’avait pas pour objectif de faire plaisir aux architectes, mais de mettre des garde-fous. La loi Elan vient retirer ces garde-fous. Refuser l’ancien monde, comme le veut le Gouvernement, ne doit pas impliquer d’oublier les enseignements du passé ! ».

Les corporations s’indignent

Les différentes corporations espèrent que les élus locaux soutiendront leurs actions et permettront de ne pas voir cette loi promulguée en l’état. Plus encore, les personnes handicapées estiment que la régressions de 100 % à 10 % de logements accessibles et une « insulte ». Ils demandent purement l’abolition du texte.

Une délégation a été reçue par Sophie Primas pour entendre les revendications. Néanmoins, Monsieur Mézard précise simplement que : « le Gouvernement irait là où il le souhaite… ».

Le Droit au logement lui pense simplement que Elan est une loi dite « Anti-pauvres » avec des mesures telles que : « « la condamnation des occupants sans titre – squatters, victimes d’une escroquerie au bail, d’une location au noir, d’un marchand de sommeil, locataires sans titre d’une chambre contre services, sous locataires non déclarés … – à un an de prison et 15.000 € d’amende et leur expulsion en 24h sans jugement », la destruction dans un délai d’un mois et sans jugement de maisons situées dans les quartiers informels en Guyane et à Mayotte ou encore l’expulsion plus rapide des plus pauvres qui ne pourront reprendre le paiement du loyer, condition pour accéder aux mesures de prévention des expulsions. ».

Dossier brulant à suivre…

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