Rénovation énergétique : votre appartement ou votre maison est-il concerné ?

DPE, diagnostics, rénovation énergétique, si vous avez suivi notre premier épisode concernant la rénovation énergétique, nous vous proposons d’aborder le sujet plus profondément et nous vous invitons à avancer ensemble. Si vous êtes prêt à entrer dans l’aventure, nous allons découvrir si vous pouvez améliorer votre confort de vie tant en termes thermiques que phonique et financier. Tout cela en évitant les pièges.

Votre maison ou votre appartement est-il concerné par la rénovation ?

L’INSEE (enquête dur le logement 2017) se base sur deux points importants pour déclarer la précarité énergétique d’un ménage.

  1. Le pourcentage des revenus consacrés à la dépense d’énergie est égale à 10 %,
  2. Le nombre de ménages qui a subi le froid durant le dernier hiver pendant au moins 24 heures (non-paiement des factures, pannes, installation insuffisante,…)

On a recensé plus de 3,8 millions de ménages en situation de précarité énergétique. Ceux-ci vivaient à près de 70 % dans un logement ancien et 52 % occupaient une maison.

Votre maison ou votre immeuble est-il concerné ?

L’objectif est de construire des logements dits : passifs ou à énergie positive. Ce sont des logements qui produisent leur propre énergie. Allier une isolation efficace et être capable de s’autogérer en termes de chauffage et d’énergie. Voilà l’objectif des nouvelles constructions et l’avenir des bâtiments.

On catégorise les logements par année de construction afin de savoir s’ils rentrent dans la part des logements à rénover. Aussi, nous vous proposons un petit point par date pour vérifier si votre bien immobilier est considéré comme énergivore et donc susceptible de rentrer dans un plan de rénovation énergétique.

Les logements bâtis entre les années 1950 et 1973 n’étaient pas soumis à une obligation d’isolation ce qui les rend le plus souvent très énergivore. Il s’agit pour la plupart des habitats construits dans des zones dites sensibles. On y retrouve une grande déperdition de chaleur et donc un coût élevé. Néanmoins, ses logements ont été bâtis de telle manière que l’isolation est possible et parfois moins coûteuse du fait de la structure sur laquelle on vient isoler.

Les habitations de 1973 à 1980 sont moins touchées par les problèmes d’isolation car certaines obligations étaient entrées en vigueur. Mais ces logements sont affectés par les problèmes liés aux matériels et matériaux utilisés (chaudière ancienne, fenêtres,…). Ce qui présentent une charge financière néanmoins, elle peut être moins importante grâce aux aides fournies par l’état.

Les maisons et appartements réalisés entre 1980 et 2000 sont souvent des logements qui nécessiteront peu de travaux, voir pas pour les plus récents. En effet, ils devaient déjà répondre à des normes plus exigeantes en termes de thermicité et en termes de besoins phoniques notamment.

Enfin les constructions récentes, elles, doivent répondre à des normes plus restrictives et donc elles sont normalement non concernées par la rénovation énergétique. Cependant attention, certains nouveaux équipements sont susceptibles de les faire passer en mode énergivore (climatisation et autres équipements high Tech). Les différentes réglementations qui ont touchés le bâtiment (RT2012-2015-2018) ont structurées les promoteurs et constructeurs afin d’obtenir des produits plus performants.

Mais tous ces efforts ne seront pas vains. Si vous devez entamer des travaux de rénovation énergétique, ils ne pourront qu’améliorer votre quotidien. Et dites-vous que tout n’est pas à faire immédiatement les enveloppes sont libérées pour chaque type de travaux. Le point important et celui qui touche la revente de votre maison ou de votre appartement, sur lequel vous aurez entrepris des travaux de rénovation énergétique. La valorisation de votre bien immobilier sera bien plus intéressante lors de son évaluation et vous permettra d’obtenir un meilleur prix car votre DPE sera plus favorable.

Les effets de la rénovation énergétique sur le DPE

Et oui, depuis 2006 vous devez lors de l’achat ou la vente de votre bien immobilier avoir un DPE établi par un professionnel. Le DPE a pour but d’établir la note de consommation d’énergie pour votre maison ou votre appartement. Ce rapport fait suite à une évaluation de nombreux critères préétablis qui sont relevés par un professionnel suivant une méthode standardisée. Le DPE vous indiquera la consommation de l’habitat en termes d’énergie et les recommandations pour améliorer celle-ci. Le DPE est un document établi pour une période de 10 ans. Ce document est obligatoire pour la signature de l’acte notarié de vente et peut être une cause de nullité s’il n’est pas présenté.

NB : vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt de 30 % sur la réalisation de votre DPE.

Afin de pourvoir bénéficier des aides de l’état concernant la rénovation énergétique, il est nécessaire de faire établir par un professionnel une étude thermique de votre maison avant et après les travaux. Mais comment trouver un bon professionnel ? Et comment se passe une étude de ce type ?

Découvrez l’épisode 3 de notre dossier sur la rénovation énergétique.

 

La rénovation énergétique : les trucs et astuces.

La rénovation énergétique : que ce soit pour améliorer le confort de votre maison ou de votre appartement, ou bien pour réduire considérablement la note de votre mode de chauffage, ou plus simplement pour participer à l’amélioration du climat de notre planète pour vos enfants, la rénovation énergétique n’est pas un long fleuve tranquille.

Votre appartement ou votre maison fait-il partit des logements concernés par les besoins en rénovation énergétique ? Quels travaux dois-je entreprendre pour mon appartement ou ma maison ? Quels sont les matériaux les plus efficaces pour une bonne isolation? Quel budget prévoir pour ce type de travaux dans mon logement ? A qui s’adresser en tout confiance et comment gérer les conflits ? Comment gérer les travaux de rénovation énergétique dans le cas d’une copropriété ? Autant de questions auxquelles lesiteimmo.com va essayer de répondre pour vous faciliter la vie. Bien sûr, le dossier est vaste et un peu complexe, alors on vous propose de prendre les choses dans l’ordre et d’aborder le sujet par thématique sous forme d’un dossier épisodique.

La rénovation énergétique pourquoi et comment ?

Depuis 1992, les principaux pays développés ont décidés de réagir face aux réchauffements climatique de la planète. Ils ont donc décidés de se lancer dans un projet ambitieux pour limiter les gaz à effet de serre, afin de préserver l’environnement des futurs générations. Aussi, de nombreuses rencontres et conférences ont eu lieux afin de trouver des solutions aux problématiques déclenchant ces fameux gaz viciés. Résultats de ces efforts, des lois qui suggèrent des réductions de consommation énergétique dans différents domaines et notamment celui de l’immobilier, plus précisément les bâtiments dits : « énergivores ».

Quelques chiffres à retenir pour vous pencher sur la rénovation énergétique.

Les différentes études se sont penchées sur les différents types de bâtiments : les bureaux, les usines, les bâtiments publics et bien sûr les habitations. Les chiffres sont assez éloquents car l’on considère qu’en France, les maisons et appartements constituent près de 44 % de la consommation énergétique. Et sur près de 32 millions de logements, plus de 50 % ont été bâtis avant les années 70 qui ont été les premières à intégrer les isolants dans la construction.

On considère qu’aujourd’hui un bâtiment consomme en moyenne près de 240 Kwh (par m²/an)d’énergie primaire. Et les lois de transition énergétique qui ont été promulguées en 2015 (loi N° 2015-992 du 17 août 2015) visent à diminuer cette consommation à seulement 50 kwh (par m²/an) avant 2050. Niveau ambitieux, mais réalisable puis qu’aujourd’hui les bâtiments construits sont étudiés pour ne pas consommer plus que le dicte la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte.

Objectif 500 000 ! C’est le nombre de logements qui devront être rénovés par an d’après les études pour arriver à une réduction des gaz à effet de serre. Mais tous les ménages n’ont pas les moyens d’entreprendre les rénovations de leur logement, maison ou appartement pour atteindre cet objectif. Néanmoins, si l’on élude l’aspect écologique, la rénovation permettra un meilleur climat de confort dans les maisons et appartements des ménages et devrait permettre une meilleure évaluation des biens immobiliers des ménages lors de la revente de ceux-ci.

Alors devez-vous ou pas vous lancer dans l’aventure de la rénovation énergétique ?

Environ 1 600 euros de chauffage par an pour un ménage ! Une facture salée qui étouffe les ménages. Mais la rénovation a son coût qui ne manque pas de poivre, elle. On compte entre vingt et trente milles euros le montant des travaux pour que votre maison ou votre appartement, soit dans les normes indiquées par la loi. Autant dire que la question est loin d’être neutre. Cependant l’état alloue des enveloppes afin d’aider les ménages à effectuer les travaux nécessaire à une régulation de la consommation de leurs logements.

Quelles sont les conditions pour se lancer dans la rénovation ?

  1. Une certaine motivation qui devra durer dans le temps et qui devrait vous permettre de réaliser de nombreuses économies en termes de chauffage et largement améliorer votre habitat.
  2. Une enveloppe budgétaire assez conséquente qui sera allégée par des subventions de l’état mais qui ne sont pas suffisante pour annuler l’addition.
  3. Prendre le temps de rencontrer et comparer les professionnels du bâtiment et de monter les dossiers pour les aides.
  4. Vérifier la faisabilité de vos travaux de rénovation en fonction de votre habitat.
  5. Être patient pour trouver les bons intervenants et les professionnels du secteur.
  6. Dans le cas d’une copropriété, atteindre une certaine majorité pour déclencher les travaux nécessaire à votre baisse de consommation. Une « mission difficile» à relever.

Mais si le chemin est long et sinueux, il peut être très bénéfique pour améliorer le confort de votre famille. Tout en réduisant considérablement les factures du ménage et en revalorisant votre maison ou votre appartement lors de sa revente. Car plus votre bien sera peu énergivore, mieux votre habitat obtiendra une bonne notation.

Ne manquez pas l’épisode 2 de notre dossier rénovation énergétique

Déménagement : comment réussir son état des lieux

Avant de quitter votre location, vous devez réaliser une dernière étape importante avec le propriétaire : l’état des lieux de sortie. Pour qu’il se passe dans les meilleures conditions et que vous puissiez récupérer l’intégralité du dépôt de garantie, suivez nos conseils !

Ce qui est de votre responsabilité en tant que locataire

  • Les petites réparations et travaux d’entretien courant

Ils concernent l’entretien de l’état global de votre location tout au long de votre bail ; vous ne devez donc pas attendre la fin de celui-ci pour les réaliser (entretien de la chaudière une fois par an, du jardin s’il y en a un, changer les joints de la salle de bain s’ils sont abîmés, graisser les gonds des portes et volets).

  • Conserver l’état des lieux initial

Au moment de votre arrivée dans la location, un premier état des lieux a normalement été réalisé, à l’issu duquel un document attestant de l’état général du logement signés entre le propriétaire et vous-même vous aura été remis.
C’est en se basant sur cet état des lieux initial que sera réalisé l’état de lieu de fin de contrat de location : il est donc très important de conserver ce document tout au long de votre bail !

Si aucun état des lieux n’a été fait à votre arrivée, la loi stipule que vous êtes supposé avoir reçu une location en bon état et qu’il devra donc en être de même à votre départ.

  • Dans quels cas ma responsabilité est-elle engagée ?
  • Dégradation du logement ou de ses équipements (volontaires ou non)
  • Perte des équipements
  • Mauvais entretien du logement et de ses équipements

Il est important de distinguer deux termes :

  • La vétusté, qui concerne l’usure normale ou naturelle
  • La dégradation, qui relève d’une usure anormale

La vétusté ne relève pas de votre responsabilité, car elle résulte simplement de l’utilisation prolongée d’un équipement ou du logement.

La dégradation de matériel vous sera cependant attribuée, qu’elle ait été volontaire ou non : moquette abîmée ou tachée, vitre cassée, marques ou trous sur les murs, parquet rayé, équipements en trop mauvais état pour fonctionner…

Sauf en cas d’infraction avérée dans le logement, toute dégradation sera de votre responsabilité ; et ce même si ce sont des personnes de passage chez vous (amis, famille, plombier, déménageur…) qui en sont à l’origine.

De ce fait, si vous n’avez pas suffisamment entretenu votre logement ou que vous n’avez pas pris en charge vous-même les réparations nécessaires avant l’état des lieux de sortie, vous serez facturé par le propriétaire en fonction de votre degré de responsabilité.

À noter : C’est aussi à vous de résilier les contrats d’électricité et de gaz de votre location. N’attendez pas le jour de votre départ pour contacter les fournisseurs d’énergie et en souscrire de nouveaux pour votre futur logement !

Modifications réalisées par vous-même sur le logement

  • Transformations majeures

Les modifications importantes du logement que louez doivent au préalable faire l’objet d’un accord écrit avec votre propriétaire. C’est le cas par exemple si vous souhaitez abattre une cloison ou changer la moquette, carrelage ou parquet de votre logement.
Si vous avez réalisé des transformations majeures sur la location sans en faire la demande à votre bailleur, cela vous prive de toute indemnisation de sa part pour les travaux que vous avez pris à votre charge. De plus, le propriétaire peut exiger de vous que la location retrouve son état initial au moment de votre départ.

  • Transformations mineures

Ce genre de modification ne nécessite pas de validation de la part du propriétaire. Si vous décidez par exemple de poser une moquette sans la coller, de poser du papier peint ou de repeindre vos murs (tant que vous ne choisissez pas des couleurs difficiles), on ne pourra pas vous le reprocher au moment de l’état des lieux de sortie.
C’est également le cas pour les petits trous dans les murs que vous aviez fait pour fixer un cadre ou un meuble, à condition que vous les rebouchiez à votre départ.

Les termes utilisés pour l’état des lieux

Au moment de compléter l’état des lieux de sortie avec le bailleur, soyez attentifs aux termes utilisés :

  • Les termes “tache”, “déchirure”, “marques” impliquent une dégradation et donc votre responsabilité.
  • Les termes “usagé” ou “usé” indiquent en revanche la vétusté.